sillage,-tome-2---collection-privee-9271

Nävis: Aïe! Mon instinct me dit que vous avez quelque chose à me proposer... je me trompe?
La Constituante: Hmm, eh bien, non. Voilà, nous avions pensé que...
Nävis: Ne jouez pas les timides... un grand garçon comme vous...
La Constituante: Afin de t'éviter bien des désagréments, nous avions envisagé de te proposer... comment dirais-je... un emploi. Le fait que personne ne puisse sonder tes ondes psychiques nous intéresse. Cela nous permettrait de te confier des missions... hum... délicates.
Nävis: En gros, vous me proposez de faire pour vous du sale boulot, de l'espionnage... de devenir un de vos mercenaires attitrés.
La Constituante: Ce n'est pas comme ça qu'il faut voir les choses... il s'agit plutôt de gérer des problèmes que la diplomatie est impuissante à régler. Nous appelons cela agent spécial.

 

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Nävis: Désolée pour le retard... c'est que je n'ai pas l'habitude de ce genre de tenue, j'ai mis un peu de temps à choisir.
Le consul: Ne vous excusez pas, voyons. L'être de goût sait attendre que la fleur soit éclose pour en contempler toute la splendeur. Vous êtes magnifique. Laissez-moi vous contemplez...
Nävis: Je... je crois que j'ai un peu soif...
Le consul: Vous me troublez tant et si bien que je manque à tous mes devoirs. Voici. C'est votre boisson préférée, si je ne me trompe pas...
Nävis: Ben... non! Comment vous avez su?
Le consul: Je suis un peu magicien, vous n'aviez pas remarqué? Et puis, j'ai mes informateurs...
Nävis: Un moment j'ai cru que vous puissiez lire mes pensées.
Le consul: Sans vouloir me vanter, je suis très doué dans le domaine de la télépathie. [...] Cela ne m'était jamais arrivé auparavant. J'avoue qu'il est très troublant d'avancer à l'aveuglette sans même savoir si vous nourrissez une attirance à mon égard. Cette petite pointe d'incertitude rajoute un piquant certain à nos relations, ne trouvez-vous pas? Vous pouvez tout me dire... confiez-vous à moi, n'hésitez pas.
Nävis: Je... il faut que j'y aille.
Le consul: Vous ai-je froissée? Si j'ai été trop entreprenant, excusez-m'en... mais restez, je vous en prie. Nävis, s'il vous plaît...
Nävis: Non, non... c'est mieux pour nous deux.

 

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Le consul: ...Ârztrachan... il est mort pour toi, tu sais. Je ne l'aurais jamais cru aussi courageux. Je vais être forcé d'opérer à sa place maintenant. Le vistern ne fonctionnera à plein que lorsque ton œil y sera adjoint. Ainsi, tu ressentiras ma présence lorsque je te parcourrai virtuellement et moi, j'aurais également accès à tes sensations. Le plus raffiné des plaisirs, tu peux me faire confiance... Je ne sais même pas si cette technique fonctionnera avec toi.

 

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Le consul: Tsst... juste entre elle et moi. Tu crois que tu me hais, mais c'est juste parce que tu refuses d'avouer que tu m'aimes.
Nävis (qui essaie de lui porter un coup de couteau): Han! Nah!!
Le consul: C'est pour cela que tu me détestes! Tu voudrais bien ne pas te sentir dépendante de moi, tu es trop fière! Ton problème, c'est que tu es incapable d'y arriver. Ce combat, c'est contre toi que tu le livres.

 

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Bobo: Ah, c'est toi Nävis.
Nävis: Je suis contente de t'avoir, j'avais besoin de parler. Tu vois, je croyais avoir rencontré quelqu'un avec qui je pourrais parler, me confier. Mais, il n'a fait que se mettre en valeur pour essayer de me posséder.
Bobo: Écoute, Nävis, tes chagrins d'amour me passionnent mais ce n'est vraiment pas le bon moment.