Encore faut-il rester vivants

Fiche Technique

Auteur: Anne Ferrier

Editeur: Magnard Jeunesse

Genre: fantastique, aventure

Parution: 2016

Pages: 253

Prix: 13,90 €

 

Résumé

L'apocalypse a eu lieu. Pour survivre, trois adolescents unissent leurs forces et avancent coûte que coûte.
Bam ! Bam Bam !
Les coups redoublent de vigueur. "S’ils parviennent à entrer, nous sommes morts !" Le cerveau de Mouette est sûrement en train de calculer le pourcentage de chance de survie dont nous disposons. Sauf qu’il n’y a pas besoin d’être devin pour ça : elles doivent frôler le néant.

Dans un monde dévasté par une éruption solaire, une étrange épidémie se répand parmi les décombres, interdisant le moindre contact entre les hommes. Julia, Shawn et Mouette, qui n’avaient jusque-là rien en commun, tentent de survivre ensemble. Mais ils doivent rester sur leurs gardes coûte que coûte pour éviter les mauvaises rencontres : en particulier les survivants devenus agressifs depuis qu’ils ont été contaminés par un mystérieux virus.

Très vite, Julia, Shawn et Mouette décident de fuir loin des villes. Mais la menace est là, présente partout... Leur cauchemar ne s’arrêtera-t-il donc jamais ?

 

Note

3/5

c'était sympa

C'était sympa

 

Chronique

  Merci à Babelio et aux éditions Magnard Jeunesse pour l'envoi de ce livre.

Nos trois héros Shawn, Julia, Mouette et leur chien Jasper évoluent dans un monde post-apocalyptique, où une catastrophe solaire a eu lieue et où la majorité de l'Humanité qui a été soumise directement aux radiations a été décimée et où l'autre moitié a commencé à se transformer, à devenir agressive et affamée (attention, pas de zombies en décomposition!). Livrés à eux-même, les jeunes gens et leur chien vont devoir survivre à maints dangers comme les animaux domestiques redevenus sauvages, aux Errants et aux survivants malintentionnés , et devoir supporter la faim, la peur, les souvenirs douloureux, le non contact physique pour ne pas enclencher la mutation et la paranoïa. Ces épreuves vont profondément les marquer et les faire changer!

On a une alternance de points de vue par chapitre, ce qui permet de connaître mieux les personnages, de ne pas se cantonner qu'à un seul; de plus, l'écriture est à la première personne , ce que je préfère et qui me permet d'être plus proche des personnages, de mieux les cerner, de mieux percevoir leurs ressentis et émotions. Shawn a été le plus intéressant à suivre par rapport aux deux autres, même le chien avait plus de prestance que les filles, c'est dire! Jasper est un personnage à part entière et je me suis vraiment plus attachée à lui et à Shawn du coup.

Les descriptions sont vraiment pas mal du tout, je trouve que la plume de l'auteure est très "visuelle", on peut facilement s'imaginer les choses comme si l'histoire se déroulait sous nos yeux. L'écriture est fluide et ça se lit extrêmement vite.

Par ailleurs, ce roman comporte quelques défauts. ça manque d'approfondissement, il reste bien trop de questions sans réponses, il y a des scènes vues et revues (par exemple, le coup de l'arène... ça m'a rappelé l'arène du Gouverneur dans TWD!), des flashbacks sur les débuts de l'Apocalypse auraient pu être plus nombreux, j'aurais aimé un flashback sur la rencontre du duo Shawn/Julia avec Mouette et pourquoi pas, avoir des flashbacks sur leur vie au lycée un peu avant la catastrophe.

Une lecture jeunesse bien sympathique mais sans originalité non plus (il n'y a que le fait que le Soleil est cause de tout) et je comprends donc pourquoi ce roman est un peu passé inaperçu, surtout après The Walking Dead et plus récemment U4 (ma lecture m'a rappelé l'univers, ce qui s'est passé dans U4). La fin reste ouverte et je ne sais pas si une suite est à l'ordre du jour, mais ce tome peut se suffire à lui-même si on n'a pas trop envie d'aller chercher plus loin.

 

masse critique Babelio

 

Extraits

Mouette gît, roulée en boule au sol, isolée. Elle ne bouge plus. Que lui est-il arrivé? La fatigue, la fièvre, ou l'impensable? On court dans sa direction, mais je repère des bruits étouffés en passant devant une porte métallique. Je laisse Julia s'occuper de l'oisillon. Si Marco est seul là dedans avec un Errant, je ne peux pas l'abandonner. Bon sang, mais à quel moment a poussé en moi ce stupide sens du sacrifice? Va falloir que je m'en débarrasse vite fait...

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_ Vois le bon côté des choses: nous n'aurons jamais beaucoup d'enfants, rétorque Julia d'un ton grinçant. Et rapidement, on sera seuls au monde et en sécurité: les Errants ne vivent pas au-delà d'une semaine. Statistiquement parlant, toute la population sera bientôt morte. On représentera les uniques rescapés d'un gigantesque naufrage.