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informations

Titre original : While We're Apart

Autrice : Tamara McKinley

Traductrice : Danièle Momont

Editeur : L'Archipel

Genre littéraire : historique

Date de sortie : 2022

Nombre de pages :

Prix : 21 €

 

résumé

Quand des ruines surgit un secret de famille…
Sussex, octobre 1942. Mary Jones, tout juste 18 ans, accompagne à la gare son petit ami de toujours, Jack, qui part sur le front. Sur le chemin du retour, elle apprend que le presbytère de ses parents a été bombardé.
Des décombres elle parvient à extraire le coffre de son père, qui contient ses journaux intimes. Chez les parents de Jack, où elle a trouvé refuge, Mary en prend connaissance. Et ce qu’elle lit la bouleverse…
À tel point qu’elle décide de partir à Cliffehaven, sur la côte sud-est du pays, pour y trouver des réponses. Là, elle se lie d’amitié avec la propriétaire de la pension du Bord de mer, la chaleureuse Peggy Reilly.
Cette dernière découvre bien vite la raison de sa présence. Mais, en voulant aider sa nouvelle protégée, Peggy court au-devant des problèmes. Remuer le passé n’est jamais sans danger…

 

note

4/5

j'ai beaucoup aimé 2

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chronique

La Pension du Bord de Mer est devenue une saga chouchou/doudou que j'affectionne tout particulièrement, qui me fait du bien au moral. Ce qui est assez drôle, c'est que je me suis lancée dans la saga il y a quelques années en commençant par le tome 5 sans le savoir ! Il est tellement aisé d'entrer dans l'histoire, de se familiariser avec les personnages et l'avantage c'est que les tomes peuvent se lire indépendamment des uns des autres, surtout qu'il y a des récapitulatifs bienvenus au fil des tomes.

Mary, fille de pasteur, va perdre ses parents dans un terrible bombardement. Tout son univers s'écroule, surtout que son fiancé Jack est parti à la guerre. Heureusement, ses futurs beaux-parents la prennent sous leur aile, le temps qu'elle se remette et décide quoi faire de sa vie. Son père ayant laissé des journaux intimes derrière lui, elle découvrira un terrible secret concernant sa naissance, ce qui l'obligera à partir en quête de ses origines, direction Cliffehaven. Hébergée chez la terrible sœur de Peggy, Doris, Mary ne devra pas se laisser marcher sur les pieds, elle participera également à l'effort de guerre en travaillant dans une usine en attendant de pouvoir commencer ses études pour devenir institutrice. Évidemment, son chemin va croiser celui des pensionnaires de la Pension du Bord de Mer !

Donc qui dit nouveau tome, dit nouveau personnage féminin mis en avant. Il s'agit cette fois-ci de Mary qui est une jeune femme toute simple, qui a de belles valeurs, amoureuse, immensément douée au piano et qui est très très courageuse au vu des drames auxquels elle sera soumise. Je l'ai bien apprécié mais pas autant que d'autres, elle ne se démarque pas assez à côté d'une Rita par exemple, qui est un personnage féminin très fort.

Le fait que le personnage féminin croise ceux de la pension tôt ou tard est le schéma que suit chaque tome jusqu'ici et j'apprécie toujours la façon dont cette rencontre est amenée d'une manière ou d'une autre. De plus, un nouveau secret est amené et pour la première fois, l'intrigue autour de ce secret n'est pas terminée et se poursuivra très probablement dans le prochain tome et cela risque d'être explosif ! J'ai hâte de voir ça !

Entrer dans un tome de cette saga, c'est comme retrouver sa belle et grande famille que l'on n'avait plus vu depuis longtemps. Il y a tellement de vie, de bonnes ondes au sein de la pension, de l'amour, de l'amitié, de la gentillesse. L'ambiance est tellement douce, saine et chaleureuse à tel point que j'aimerais moi aussi en faire partie. Ce fut un réel plaisir de retrouver Peggy qui est vraiment comme la maman de tout le monde, Madame Finch, une grande tante absolument géniale, Ron, un oncle terriblement attachant de par ses frasques et même son chien Harvey qui est un véritable héro de guerre, les filles (Fran, Suzy, Rita, Jane, Ruby, Sarah... même si elles n'étaient pas aussi présentes que d'habitude)... tout ce petit monde m'avait manqué !

Tamara McKinley est une de mes autrices préférées dans le genre contemporain/historique/évasion. Je sais à quel point elle fait un travail de recherche énorme pour coller parfaitement aux périodes historiques mises en lumière dans ses romans. Et ce que j'aime par-dessus tout ici, c'est que l'on a le point de vue du peuple pendant la Seconde Guerre Mondiale, ce qu'ils vivent et subissent au quotidien (la peur pour un proche parti à la guerre, le deuil, le manque de communication, les bombardements, le rationnement, le travail dans les usines, les associations...). Il y a bien des drames mais les personnages se doivent de continuer à vivre malgré tout, à aller de l'avant et à s'entraider, ce qui est admirable.

En bref, j'ai beaucoup aimé ce tome, même si ce n'est pas l'un de mes préférés. Une fois de plus, je suis sous le charme de cette histoire et je suis terriblement attachée aux personnages. Il me tarde de pouvoir découvrir le neuvième tome !

Je remercie chaleureusement Mylène et les éditions de L'Archipel pour l'envoi de ce huitième tome que j'ai beaucoup apprécié.

 

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du même monde

Romans

La Pension du Bord de Mer

1. Et le ciel sera bleu

2. Si loin des siens

3. L'espoir ne meurt jamais

4. Où le coeur se pose

5. Quand on ne peut oublier

6. L'avenir nous appartient

 7. Vers des jours meilleurs

 

extraits

 Jack la berçait.
_ Quand tout sera terminé, mon amour, je reviendrai, et nous vivrons enfin ensemble, comme nous le souhaitons depuis toujours.
Mary faisait de son mieux pour se ressaisir, se délectant entre les bras du jeune homme, de son odeur, de la puissance contenue de ses muscles, du tambour de son cœur contre sa joue. Hélas... Dans quelques heures, il aurait disparu, et c'en serait fini de ces moments inestimables et clandestins. Jack était à ses yeux le rayon de soleil qui éclairait son univers triste et terne. Comment s'y prendrait-elle pour supporter son absence ? Elle y parviendrait cependant, car pour lui elle devait rester forte et repousser loin d'elle ses angoisses.
_ Oui, finit-elle par acquiescer. Nous nous retrouverons. Bien sûr que oui. Il ne saurait en être autrement.