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fiche technique

Auteur: Hank Searls

Inspiration: Peter Benchley

Scénario: Howard Sackler & Dorothy Tristan

Traducteurs: Odette Doré & Gilberte Sollacaro

Editeur: France Loisirs

Genre: thriller, science-fiction, horreur

Parution: 1979

Pages: 254

 

résumé

Deux ans après les "événements", Amity est redevenue une cité paisible, une si jolie petite plage.
Et pourtant un spectre vague continue de hanter le subconscient de chacun...
Dans l'esprit de Martin Brody, cette obsession silencieuse est encore plus aiguë : l'intègre commissaire de police s'est tant battu, il y a deux ans, pour que la vérité soit faite, soit dite !
Et soudain affluent vers lui les nouvelles les plus déconcertantes: deux plongeurs chevronnés ont disparu, un hors-bord explose et nul corps n'est retrouvé, des phoques s'aventurent sur la plage et un estivant armé les blesse...
Un instant, Brody croit tenir un coupable cet homme si prompt à tirer. Cependant une intuition angoissée lui dit qu'il se trompe, qu'il s'agit d'autre chose...
Il ne sait pas encore que, tout proche, rôde un requin gigantesque. Une femelle lourde de huit petits... Une faim démente s'est emparée du monstre, une faim qui tue en lui toute prudence, toute peur!

 

note

4/5

j'ai beaucoup aimé 1

J'ai beaucoup aimé

 

chronique

  Les dents de la mer ou un de mes films préférés! Un classique que tout le monde doit avoir vu, même s'il faut le dire, a fait beaucoup de mal aux requins au fil du temps, en a donné une image bien négative. J'avoue que dans mon enfance, le requin m'a terrorisé mais maintenant, je suis vraiment fascinée par ces créatures qui ont une importance capitale pour la survie des mers et océans. J'aime beaucoup les deux premiers films (surtout le premier évidemment), pour les suivants, c'est devenu du n'importe quoi.

Je ne savais pas que Les dents de la mer était l'adaptation cinématographique d'un roman. J'ai donc voulu le découvrir et pour une première, je l'ai découvert en VO l'année dernière. Et j'ai été méga surprise des différences entre les deux! Eh bien, pour le second roman et le second film, c'est exactement pareil, ils n'ont rien à voir l'un avec l'autre! Aucune fidélité, j'avais l'impression de lire une histoire complètement inédite. Seuls quelques éléments ont été repris dans le film (et encore! ils ne sont pas fidèles à 100%!): l'incident avec le hors-bord, les disparus du yacht, la remontée trop rapide du plongeur, les bateaux des jeunes qui dérivent ensemble, le requin qui meurt électrocuté. C'est tout. C'est peu!

Comme dans le premier roman, on a une multitude de point de vue (écrit à la troisième personne du singulier) animal et humain. Nous sommes vraiment sur tous les fronts et c'est important pour la compréhension de l'histoire. Effectivement, on ne suit pas que Martin Brody, le chef de la police d'Amity, mais on suit aussi le maire, les enfants Brody, Ellen, le mafieux de la ville, le gars qui tient la pharmacie du coin, le flic en vacances, des phoques, un dauphin... et surtout, nous avons le point de vue du requin en personne! C'est ce qui m'a le plus plu. D'être dans la tête du requin, de tout ressentir comme lui, de connaître son mode de chasse, son environnement et ses proies. J'ai d'ailleurs appris qu'il s'agissait d'une femelle gravide (qui attend des petits) encore plus affamée que le premier squale de la saga (car elle doit fournir de la nourriture en quantité à sa progéniture) ce qui la rend encore plus féroce et j'ai même appris qu'elle s'était déjà accouplée avec le défunt mâle du premier volet! Rien que ça!

En fait, le requin n'est démasqué que vers la fin alors qu'il y a tellement d'éléments qui fait que le lecteur sait bien qu'il est là alors que les personnages de l'histoire sont complètement à côté de la plaque (les phoques qui préfèrent s'échouer sur les plages, les poissons en masse dans le port, le dauphin de l'armée qui disparaît...). Le Brody du film est quand même beaucoup plus malin que celui du roman qui n'a pensé "requin" que vers la fin en le voyant de ses propres yeux. Le requin n'est qu'un élément invisible qui, progressivement, met Amity et ses habitants dans tous leurs états. Il n'est que le fond de l'histoire, les grandes pointures de la ville se faisant une espèce de gué-guerre pour la vérité, pour le pouvoir, pour l'argent.

En bref, c'est une histoire inédite qui m'a surprise, le point de vue du requin mis en avant est une excellent idée, il y a des morts en pagaille (humains et animaux n'étant pas épargnés)... ce fut une très bonne lecture, un thriller qui m'a tenu en haleine jusqu'à la dernière page!

 

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du même monde

Films

Les dents de la mer (1975)

Les dents de la mer 2 (1978)

Les dents de la mer 3 (1983)

Les dents de la mer 4 : La revanche (1987)

 

Romans

Les dents de la mer, tome 1

Les dents de la mer, tome 2

 

Jeux vidéos

Les dents de la mer (PS2)

 

extraits

Mais le requin d'Amity était mort. Brody l'avait vu mourir. Pourtant, s'il ne l'avait vu, de ses yeux vu, que penserait-il des événements actuels? En sept jours, deux plongeurs avaient disparu, l'occupant d'un hors-bord, sans doute dans un moment de panique, avait fait sauter son embarcation, quelque chose dans l'eau avait arraché la sphère du sonar d'un hélicoptère de l'Aéronavale, des cabillauds avaient été vus pour la première fois de mémoire d'homme, dans le port d'Amity _ pour y chercher refuge?_ des phoques se hasardaient sur les plages, bravant le danger des hommes et des chiens, un dauphin fidèle qui n'avait jamais frayé avec sa propre espèce avait disparu _ poursuivi ou dévoré?_ Andy Nicholas remontant en catastrophe oubliant les précautions cent fois rabâchées et toutes fraîches dans sa mémoire. S'il n'avait pas vu le requin tué sous ses yeux, Brody penserait qu'il est revenu.

 

Depuis qu'elle avait dévoré le dauphin hier, la grande femelle évolue dans un triangle délimité par Block Island, l'île des Pêcheurs et la pointe de Montauk. Elle patrouille maintenant à l'entrée nord-est du golf de Long Island. Dans un jour ou deux, elle mettra bas. Sa faim _ qui cessera immédiatement après la délivrance, pour protéger sa progéniture de son appétit _ la torture une fois de plus. Au cours des dernières 24 heures, elle a dévoré, outre le dauphin, 10 kilos de cabillauds, un requin des sables de 50 kilos, un requin-pèlerin et happé au vol trois oiseaux de mer. Sur son passage, elle a arraché un gros poisson vivant ferré à une ligne et le hameçon qui lui reste planté dans la mâchoire supérieure l'agace. Tandis qu'elle s'éloigne de la pointe de Montauk pour une nouvelle incursion du côté d'Amity, un remora s'est collé par sa bouche-ventouse à sa mâchoire inférieure. Il pend comme une moustache vivante et la rend presque folle. Elle a essayé sans succès de l'arracher en se frottant contre un rocher. Maintenant, il pend tranquillement, toujours vivant mais elle l'a presque oublié, tant elle est obsédée par son besoin de nourriture. Lorsqu'elle arrive au large d'Amity, elle n'a pas mangé depuis deux heures, ses petits commencent à se débattre pour se libérer les uns des autres avant de se libérer d'elle. Le remora la suce sans merci. La faim qui la tenaille est dévorante. Elle est prête à se jeter sur n'importe quoi de vivant.