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Fiche Technique

Auteur: Nicolas Villeneuve

Editeur: Rebelle

Genre: fantastique, horreur

Parution: 2017

Pages: 228

Prix: 16€

 

Résumé

« Bienvenue à Mersin ». C'est l'affiche qui accueille Marc et ses compagnons à l'entrée de la petite ville calme. Peut-être même trop calme. Pas de bruit, pas d'habitant... simplement des questions qui se bousculent dans les têtes et l'étrange sensation d'une présence qui murmure de fuir.

 

Note

3/5

c'était sympa (2)

C'était sympa

 

Chronique

   J'ai lu Ville Condamnée en partenariat avec l'auteur, qui m'a très gentiment contacté il y a plusieurs mois pour découvrir son roman en ebook. Le résumé était intrigant, mystérieux, idéal pour la saison automnale et pour la période d'Halloween également. C'est pour cela que j'ai attendu aussi longtemps pour me plonger dans cette histoire qui m'a bien plu dans l'ensemble.

Henry, son frère Marc, la petite Jessica (fille de Marc) sont en voyage mais ils vont rencontrer un petit problème sur la route en pleine nuit et dans un coin paumé. Idem pour Clara, jeune femme de passage, perdue. Les personnages se rencontrent alors dans la station essence la plus proche (la seule d'ailleurs) dont le propriétaire est des plus louches. Obligés de rester sur place car pas d'essence, des pneus dégonflés et pas de réseau, ça va tourner au vinaigre ensuite. Quand ils pensaient rejoindre la civilisation, à savoir la ville la plus proche, grâce à Thomas, un jeune homme qui faisait sa tournée dans le coin et qui a accepté de les prendre en voiture, ils vont se retrouver face à une ville complétement déserte et où il va se passer bien des choses étranges!

Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre avant de débuter ma lecture. Était-ce un livre post-apocalyptique? Allait-il y avoir des zombies, des fantômes...? J'ai eu plus ou moins ma réponse, et encore aujourd'hui, bien des semaines après l'avoir lu, je ne sais toujours pas ce qui est vrai ou ce qui ne l'est pas. En ça, l'auteur m'a complétement perdu, a réussi à faire planer le doute, a su jouer entre réel et irréel. Les personnages sont également bien travaillés, notamment au niveau de leurs angoisses, de leurs problèmes personnels et eux-même se demandaient s'ils n'étaient pas en train de devenir fous! Au fil de ma lecture, j'ai commencé à penser au phénomène Croatan (je crois même que ça a été évoqué dans l'histoire), une légende urbaine sur une colonie anglaise perdue, disparue sans laisser de traces au XVIème siècle et j'ai trouvé un écho à cette légende.

J'ai senti dès le début que quelque chose n'allait pas, n'était pas claire et qu'il allait se passer des choses vraiment pas cools. D'ailleurs, vu que je le lisais le soir avant d'aller me coucher, je n'étais pas trop dans mes petits souliers avec l'ambiance pesante et étrange donc chapeau à l'auteur pour avoir su retranscrire ce sentiment de malaise, de stress.

C'est vraiment très bien écrit, mature et fluide. Il y a une alternance de point de vue (un chapitre par personnage) et donc on avait le point de vue de 5 personnages en tout, ce qui n'était pas négligeable car ils étaient souvent séparés, à vivre des expériences pour le moins angoissantes et folles.

Au final, je suis quand même restée sur ma faim, le doute persiste comme si je n'avais pas eu de réelles réponses. Néanmoins, j'ai passé un bon moment de lecture et je recommande ce livre pour les lecteurs qui aiment les mystères et les petits frissons.

 

Extraits

Il avait eu certes l'idée des vacances mais Marc avait accepté sans hésiter. Parce que Henri en avait besoin. Il avait besoin de se rapprocher de nouveau de son frère. Il culpabilisait souvent à propos de ce qu'il avait fait, quelques années auparavant. Mais Marc se sentait tout aussi coupable. Cela les avait éloignés quelques temps, mais ce sentiment les avait finalement d'autant rapprochés. Ils en avaient presque oublié l'événement qui en avait été la cause. Pas totalement. C'était impossible d'oublier totalement. Comme une trace de craie effacée d'un tableau noir. La blancheur de la craie n'a jamais tout à fait disparu. Mais on peut éviter de la voir. Et au fur et à mesure, on en oublie son existence, même si la trace n'est pas totalement effacée.