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Fiche Technique

Titre VO: Flight of the Jabiru

Auteur: Elizabeth Haran

Traducteur: Danièle Momont

Editeur: L'Archipel

Genre: historique, romance

Parution: 2017

Pages: 452

Prix: 23 €

 

Résumé

Angleterre, 1941. Accusée d’avoir agressé le père d’un de ses élèves, Lara Penrose, une jeune enseignante, choisit pour éviter la prison de partir enseigner en Australie. Quand elle arrive à Shady Camp, bourgade reculée au nord de l’île continent, c’est le choc. D’abord, il n’y a pas d’école. Et puis la région est infestée de crocodiles. Mais Rick va régler le problème. Dès leur première rencontre, Lara est séduite par cet homme, éconduisant le Dr Jerry qui lui faisait jusque-là une cour assidue…

 

Note

3/5

C'était sympa1

C'était sympa

 

Chronique

  Un grand merci à Babelio et aux éditions L'Archipel pour l'envoi de ce livre dont la couverture et le résumé invitaient au voyage.

Nous sommes dans un contexte de Second Guerre Mondiale (où le Japon s'en est pris à l'Australie du fait qu'elle était sous protection américaine). Lara Pentrose est une maîtresse d'école anglaise et prenant à cœur l'avenir d'un de ses élèves, elle n'a pu que dire sa façon de penser à son père qui n'avait cure de ce que voulait réellement faire son fils et un accident est malheureusement arrivé, ce qui lui a valu d'être renvoyée et injustement accusée à cause d'un terrible malentendu. Et tout est contre elle dans cette affaire (vengeance, accident, le fait qu'elle soit une femme, injustice, pots de vin, accords...) et elle n'a pas trop le choix lorsqu'on lui propose une peine de prison de 2 ans ou aller enseigner dans le Nord de l'Australie, à l'autre bout du monde. C'est donc une plongée dans l'inconnu pour elle où rien de ce qu'elle avait imaginé n'est vraiment vrai: la chaleur, le patois local, la faune dangereuse, la flore étrange, le climat en général, les Aborigènes, la déscolarisation des enfants, le manque de confort et bien d'autres choses encore! Ce ne fut évidemment pas facile pour elle, tout le monde pensait qu'elle allait repartir très vite, qu'elle ne pourrait pas tenir plus de quelques jours dans ces conditions (les précédents institutrices ont très vite laissé tomber!) mais Lara a tenu bon et au fil du temps, elle a su voir la beauté de ces lieux et de ses habitants: les différents paysages, la générosité et le bon accueil des gens de Shady Camp, le plaisir de donner classe à des enfants qui n'ont pas eu de réelle éducation, de leur donner envie de venir à l'école sans que ce ne soit une corvée, de revoir même les bases avec les plus grands d'entre eux (même les adultes) et de faire venir des petits aborigènes. Parallèlement, la menace crocodile va perturber grandement Lara (que personne ne croira quant à la taille du monstre qu'elle a croisé au seuil de sa porte!) qui fait alors appel à un chasseur de crocodiles pas comme les autres puisqu'il ne veut pas tuer ses prises mais les relâche loin des hommes, Rick Marshall, un homme d'une trentaine d'années très séduisant. Cet homme ne la laissera pas indifférente et il y a aussi une pseudo compétition entre lui et Jerry Quilan, un jeune médecin ambulant, pour les beaux yeux de Lara, mais on comprend très vite que ce dernier a perdu d'avance ce combat. L'héroïne va enfin pouvoir trouver sa place dans ce monde et trouver le bonheur qu'elle mérite et changer les choses tout autour d'elle dans le bon sens du terme.

L'histoire et l'univers mis en place par Elizabeth Haran ressemblent quelque peu à ceux de Tamara McKinley (qui est mon auteure favorite dans le genre) et je ne pouvais ne pas comparer les deux car elle est ma référence. La plume de l'auteure est simple, fluide et agréable, néanmoins, ça manquait de descriptions pour plus d'effets "wouah", pour plus de découvertes de l'Australie, d'enrichissement afin d'être pleinement dépaysée. Je pense qu'il y a aussi un petit souci de traduction qui m'a perturbé tout du long, à savoir qu'au lieu de parler d'"hommes", on parlait de "garçons"! Le contexte de guerre aurait pu être un peu plus exploité; j'ai aussi un manque pour la romance qui n'était pas aussi présente que je l'aurais voulu, pas très approfondie. Mais l'auteure a tout misé sur ses personnages, sur la vie en communauté et j'ai apprécié cet aspect-là. On suit tellement de personnages (enfants et adultes) aussi différents les uns que les autres et au fil du temps, c'était facile de savoir qui était qui et de prendre plaisir à les suivre. Mon petit coup de cœur va à Betty, mère de famille sur qui on peut vraiment compter, qui a un sacré caractère, j'admire vraiment cette femme courageuse! Quant à Lara, au tout début, j'ai eu du mal avec elle, elle me paraissait un peu antipathique et égoïste mais j'ai appris à apprécier cette femme au très fort caractère et qui a une volonté de fer.

Une lecture bien sympathique mais je m'attendais à mieux, à être méga dépaysée comme je le fus avec La Dernière Valse de Mathilda de Tamara McKinley. Mais ceux qui aiment ce genre mêlant romance et côté historique pourront trouver leur compte sans aucun doute.

 

masse critique Babelio

 

Extraits

- Tu es vivant, murmura l'institutrice d'une voix à peine audible.
Elle s'avança, tendit une main tremblante, désireuse d'effleurer son visage. Rick tressaillit.
- Je te croyais mort.

 

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"C'est vrai que des fois, on se dit que nos vies sont planifiées à l'avance. Mais, d'autres fois, c'est nous qui commettons des erreurs, et après, il faut bien s'en accommoder." # Betty

 

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— Que l’on me congédie ?…

— En effet.

— Pour avoir défendu votre fils et m’être souciée de son sort ?

Elle ne parvenait pas à croire qu’il pût aller aussi loin.

— Pour avoir eu l’audace de vous immiscer dans l’éducation que j’entends donner à Harrison.

La fureur de la jeune femme augmenta. Son tourmenteur ne la chasserait pas sans qu’elle lui assenât le fond de sa pensée ; elle n’avait plus rien à perdre.

— Vous êtes un tyran, monsieur, décréta-t-elle. Vous usez de la plus vile des façons du pouvoir que vous confère votre titre. Vous vous servez de votre passé d’officier pour terroriser votre entourage. Vous n’êtes guère qu’un tout petit bonhomme doté d’un ego surdimensionné. Par bonheur, Harrison ne vous ressemble en rien.