Cesare, tome 1

Fiche Technique

Auteur: Fuyumi Soryo

Traducteur: Sébastien Ludmann

Adaptation graphique: Clair Obscur

Editeur: Ki-oon

Parution: 2013

Pages: 228

Prix: 7,90 €

 

Résumé

Naïf et studieux, Angelo da Canossa n’est guère armé pour la vie d’étudiant à l’université de Pise, lieu d’intrigues et de tensions dans l’Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à sa rencontre avec Cesare Borgia, rejeton d’une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d’accéder au Saint-Siège ?

Rivalités entre les différentes factions de l’université, machinations politiques et luttes fratricides, Angelo va partager les années de formation d’un jeune homme en passe de devenir l’un des personnages les plus fascinants de l’Histoire. À ses côtés, il croisera le chemin de certains de ses contemporains les plus célèbres, de Christophe Colomb à Machiavel en passant par Léonard de Vinci…

 

Note

3/5

C'était sympa

C'était sympa

 

Chronique

spoilers

La fervente fan de la famille Borgia ne pouvait passer à côté de ce manga basé, qui plus est, sur Cesare, l'un des personnages les plus connus de la Renaissance. C'est avec un grand plaisir que j'ai plongé dans ce manga historique.

Le portrait de Cesare Borgia est vu depuis le point de vue d'Angelo de Canossa, un étudiant de Pise, en 1491. Ce jeune homme a côtoyé cet illustre personnage. Il y étudie plusieurs matières: philosophie, histoires, sciences... Ses études lui ont été accessible grâce à un coup de pouce de Lorenzo de Médicis dont le fils Giovanni fait lui aussi parti de l'université. Plusieurs étudiants de "nationalités" différentes sont regroupés et chaque groupe est dirigé par un membre d'une famille très influente ("Fiorentina" dirigée par Giovanni de Médicis, et Angelo fait parti de ce cercle puisqu'il est originaire de Florence; Cesare, lui, dirige le cercle espagnol).

Angelo, en cours, se démarque des autres sans le savoir, montrant sa suprématie intellectuelle sur des membres bien plus haut placés que lui, ce qui risque de lui porter préjudice par rapport à son propre cercle. Il est aussitôt remarqué par les Espagnols.
Angelo s'excuse platement auprès de Médicis qui lui propose une balade à cheval pour lui faire découvrir la région et lui expliquer quelques petites règles. Et bien sûr, il fallait s'en douter, c'était un piège. Ils poussent son cheval au grand galop et lui, qui est un piètre cavalier, ne peut stopper sa monture qui file droit vers un précipice! Mais un jeune homme va sauver Angelo ainsi que la monture qu'il avait dressé lui-même et offerte à Giovanni de Médicis, son rival. Vous l'aurez compris, il s'agit bien évidemment de Cesare Borgia, le seul et unique. Un Cesare qui se montre extrêmement poli avec Angelo, lui communiquant sa passion de l'équitation et des chevaux.
Angelo est ensuite convié à un repas organisé par son cercle, pour fêter dignement son arrivée à Pise après leur avoir parlé (sans savoir qu'il commettait une erreur) du cheval et de Cesare. Giovanni, par vengeance, demande à Angelo de se faire accepter du cheval et en échange, il le lui offrira. Mais Angelo panique et cherche à tout prix à retrouver Cesare pour lui demander de l'aide puisque ce dernier lui avait fait une promesse.
Cesare lui apprend donc tout ce qu'il y a à savoir, sous le regard amusé de son célèbre Micheletto (Miguel). Et Angelo se rend compte qu'il prend goût à être auprès de Cesare mais il se doit de rester avec son propre cercle italien.
Des tensions existent depuis longtemps entre les différents groupes, surtout les Français envers les Italiens et les Espagnols. Les Français étant très fiers, toujours à vouloir guerroyer.
Cesare ne cesse de sauver la mise à Angelo (c'est peut-être un peu trop répétitif), il a toujours les bons conseils, les beaux discours pour apaiser les foules et il sait comment gagner le cœur et la confiance des gens.
De nombreuses tentatives d'assassinat sont faites à l'encontre du Borgia; Cesare invite même le jeune Florentin chez lui afin de lui parler de sa famille (et pas en bien!), de sa réputation, de sa force. Il met en garde Angelo qui commence à entrevoir et comprendre les enjeux politiques et religieux, les rivalités entre familles/factions, les dangers qu'il peut encourir en étant proche de l'Espagnol.
A la fin, le Borgia l'entraîne en cachette, en pleine nuit, dans des endroits interdits, peu recommandables. Et Angelo découvre alors un tout autre univers. Un univers où la misère règne en maître. Angelo voit la triste réalité du monde.

On remarque trois personnages principaux, récurrents très importants et agréables à suivre.
Angelo est très studieux avec un esprit critique, passionné d'art, mignon, un peu timide et empoté, poli, il prend en compte tout ce que Cesare lui dit. Il est peut-être trop honnête et ferait mieux parfois de tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler.
Cesare est beau avec de magnifiques cheveux noirs ondulés et des yeux forts clairs. Je dis toujours qu'il a un visage d'ange mais les yeux du diable. Il est cultivé, doué en absolument tout. On devine son esprit conquérant (petit clin d’œil pour la suite de ses aventures); il n'a pas forcément besoin de mot pour se faire obéir, un seul regard suffit.
Miguel dit "Micheletto" est le bras droit de Cesare, ils sont très unis, presque comme des frères. Ce dernier est prêt à tout pour son ami/maître.

Cesare tarde un peu à se montrer, il fait vraiment comme bon lui semble. Du coup, c'est surtout Angelo que l'on suit. C'est le petit bémol de ce début de manga.
C'est un manga assez épais, l'un des plus gros que j'ai pu lire jusqu'à ce jour (230 pages) et le contenu est assez lourd à digérer. Pour les initiés dans ce monde riche, il faut s'accrocher car ça en vaut la peine.

J'ai retrouvé toutes les références que je voulais (personnages comme Savonarole, événements, dates...). J'ai aussi été surprise de voir que l'histoire débutait longuement avant que Rodrigo Borgia ne soit pape. Et apparemment, cet événement n'arrivera pas de sitôt dans le manga et je trouve que c'est une idée intéressante. L'histoire a bien été changée évidemment, rien ne peut être totalement véridique, c'est aussi fictif. Quelque chose m'a marqué tout particulièrement: apprendre que Micheletto, le célèbre mercenaire et ami de Cesare, ait fait ses études à Pise.

Côté dessin, c'est très particulier mais vraiment bien exécuté. Les détails sont incroyables, les lieux magistraux particulièrement, la richesse et l'opulence étaient bien représentées en fait.

Je continuerais sans aucun doute à lire ce manga qui me plaît beaucoup, qui me ravit esthétiquement parlant, qui est vraiment mais vraiment très riche et qui me permet aussi d'avoir un tout autre œil sur la famille Borgia, sur ce qui s'est passé dans l'Italie de la Renaissance.

 

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