Lady Doll, tome 1, La poupée intime

Fiche Technique

Auteurs: Daniela Vessella (scénario) & Béatrice Penco Sechi (dessin, couleur)

Traducteur: Chantal Paluszek

Editeur: Soleil

Collection: Blackberry

Genre: BD, drame

Parution: 2010

Pages: 50

Prix: 12,90 €

 

Résumé

Gaja ne parle qu'à ses poupées. Il faut dire que son visage déformé lui vaut d'être rejetée du monde, des autres enfants comme de son propre père. La seule créature à pouvoir comprendre Gaja est sa mère, Claire, une femme fragile, qui lui offre quantité de jouets pour qu'elle se sente moins seule. Mais Claire a une santé fragile, qui ne s'améliore qu'avec cette drogue que lui fournit son époux...

 

Note

2/5

Bof

ça passe

 

Chronique

  A la bibliothèque, mon regard a été attiré, happé direct par cette magnifique couverture. Et le résumé a fini par me convaincre d'emprunter cette BD.

Gaja est une petite fille qui a la moitié du visage défigurée. Son père et sa gouvernante la cachent. Ses seuls amis sont ses jouets, ses poupées au nombre impressionnant. Elle leur parle, croit qu'elles lui répondent.
Tout va changer, car le père veut se débarrasser d'elle en la faisant aller à l'école et côtoyer des enfants de son âge. Et ces enfants ne sont pas tendres avec elle, elle ne se réfugie que dans son petit monde avec sa poupée préférée Betty pour échapper à tout ce qui lui fait mal. Et à l'école, les choses ne se passent bien, Gaja ne pourra plus y retourner. N'ayant pas réussi leur coup, son père et sa gouvernante vont faire revenir la mère de Gaja, fort malade, qui était internée jusqu'alors. Le père de Gaja veut à tout prix récupérer la fortune de sa femme et pour cela, fera tout pour que son état s'aggrave.
La mère de Gaja est très gentille avec elle, une mère aimante et attentionnée, c'est d'ailleurs elle qui lui confectionne ses poupées. Elles vont passer beaucoup de temps ensemble, heureuses malgré l'état de la mère qui empire, le père entrainant sa chute directement avec un soi-disant médicament et qui accusa la petite fille.
Après ce tragique évènement, ainsi qu'un autre qui surviendra peu après, Gaja va radicalement changer, ne plus se laisser marcher sur les pieds même si elle reste toujours perdue dans son imaginaire.
La fin annonce un grand bon en avant, dans le futur et ça donne envie de connaître la suite.

Les dessins sont sublimes, les couleurs merveilleusement choisies, tout est dans le détail, c'est minimaliste. C'est un délice pour les yeux, on en prend plein la vue!
On a une ambiance plutôt gothique, un peu horrifique, sombre malgré les couleurs chatoyantes... Côté fond historique, on est plutôt dans l'aristocratie pure.
Il est facile de ressentir de la peine pour la petite Gaja, de ressentir du dégoût pour son père, cet être immonde et cupide, du mépris pour sa gouvernante et un certain attachement pour sa mère.

Franchement, c'est une BD sympathique qui a un véritable potentiel, surtout au niveau graphique, le scénario n'étant pas très original par contre.
Si jamais, ma bibliothèque se procurait le tome 2, je le lirais, curieuse de connaître la suite.

 

Du même monde

BD: 2 tomes

 

 

 

 

Extraits

_ Mais que fais-tu, tu m'embrasses? ça ne se fait pas en public, Betty... Tu as senti que j'avais besoin d'être cajolée et tu m'as embrassée, sans te soucier du monde autour?! Non, c'est toi qui es un trésor, pas moi!
_ Regarde-la, la pauvre! Elle ne te fait pas de la peine?
_ Si... un peu... beaucoup...
_ Qu'est-ce qu'on fait, on l'invite à jouer avec nous?
_ Ou-oui...

 

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Dans une réalité dominée par l'hypocrisie et le mensonge, aucune caresse ne te réconforte. Et lorsque celle qui gérait ce théâtre de la perfidie s'esquive, tu te sens perdue. Et tu recommences à penser, qu'au fond, rester dans le noir, ce n'est pas si mal, car ici, personne n'insiste pour fixer ta différence.

 

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